Directeurs Présidents Organistes
Historique de la Chorale Sainte Cécile de Waldighoffen
des origines.....
Dans les archives, on découvre les noms de 33 curés qui avaient desservi la paroisse de 1451 jusqu'à 1834, date à laquelle on procéda à l'agrandissement de la petite église, mais on ne découvre pas de trace de chantres ou de chorales. Sous les ordres du curé Joseph Koenig, une tribune fut érigée à l'arrière de l'église et en 1837, un petit orgue financé par les paroissiens fut installé: l'instituteur Maurice Flaesch était le premier organiste.
Depuis cette époque, il y avait toujours un groupe de chantres, mais ceux-ci ne se retrouvaient que le dimanche ou à l'occasion de cérémonies religieuses pour embellir le culte: cette place sur la tribune était-elle effectivement réservée aux paroissiens possédant une belle voix ou était-ce une place de privilégié? A plusieurs reprises, on déplora des incidents. Un dimanche de novembre 1840, une rixe avait éclaté sur la tribune pendant la grand'messe et celle-ci s'est terminée de manière assez sanglante. Après d'autres incidents, le conseil de fabrique élabora un règlement concernant l'ordre à respecter durant les offices et un paroissien fut chargé de la surveillance de l'église et de la tribune.
En 1904, l'abbé Alphonse Ditner vint à Waldighoffen comme vicaire auxiliaire pour seconder son oncle Grégoire Ditner. Fin musicien, il fonda la même année la Chorale Sainte Cécile et en resta pratiquement jusqu'à sa retraite le directeur musical et chef suprême: il voulait que ce groupe de choristes, composé uniquement d'hommes, reste le "Kirchenchor" ayant pour seul but d'embellir le culte et il n'envisageait pas de créer d'association. C'est la raison pour laquelle il ne voulait ni président, ni comité. Le curé ne pouvant pas célébrer la messe et diriger la chorale en même temps, il fut obligé de déléguer la direction à Charles Hoff qui tint la baguette durant le culte. Pour assurer le recrutement des jeunes, il sélectionnait les meilleures voix qu'il testait lors des cours de catéchisme.
Les jours de semaine, les messes étaient chantées par les jeunes chantres masculins et lorsqu’un matin de 1942, la tribune était trop peu garnie et le chant médiocre, le curé supprima ce groupe de garçons et fit appel aux jeunes filles pour animer la messe. Lorsque l'une d'elle se mariait, elle était automatiquement exclue de la chorale.
Après la guerre, à partir de 1947, les chantres organisaient chaque hiver une soirée récréative ou théâtrale sous la direction de l’institutrice Valérie Sittler : avec le bénéfice de ces soirées, la chorale effectuait des excursions. Lors d’une de ces sorties, le groupe s’est retrouvé dans le même restaurant qu’une autre chorale du Doubs qui a agrémenté le repas de chants profanes. Les chantres de Waldighoffen sont restés muets car ils ne pouvaient tout de même pas entamer le Credo après le dessert….
A la suite de cette sortie, certains on manifesté le souhait d’apprendre quelques chansons populaires, mais le curé s’y est formellement opposé : respectant scrupuleusement les consignes de leur maître, les chantres ne se sont structurés en société qu’en 1952. Joseph Vetter, qui assumait jusque-là les fonctions de gestionnaire, en fut élu premier président: c'est également à cette date que la chorale est devenue un choeur mixte.
En 1966, René Grausse reprit la direction musicale, suivi par Jocelyne Sengelin fin 1980.
.... à nos jours.....
Depuis 1998, la direction est assurée par Bärbel Royer. Le chœur compte aujourd'hui une vingtaine de membres actifs tous âges confondus et s’associe très régulièrement avec les chorales de Durmenach et Roppentzwiller afin d’animer les offices.
En plus des messes dominicales, la chorale anime les cérémonies de mariage, d’enterrement, les fêtes de Noël du 3ème âge, elle organise des concerts et prend également part à diverses manifestations comme la fête de la musique.
Source : René Minery (dans la plaquette du centenaire)